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J'ai découvert Vivian Maier, grâce à Florizelle (Le divan fumoir Bohémien), qui nous explique ceci :

A Chicago, John Maloof achète un lot de plusieurs centaines de pellicules et de négatifs  lors d'une petite vente aux enchères où un lot de vieux meubles issus d'un box de garde-meuble est liquidé  pour défaut de paiement de leur propriétaire. En développant peu à peu les rouleaux, il découvre qu'il ne s'agit pas de simples photos d'amateur mais de magnifiques clichés pris dans les rues de Chicago depuis les années 50, dignes des grands noms de la "street photography". Il trouve au revers d'une enveloppe d'un laboratoire le nom de "Vivian Maier" écrit au crayon à papier. Il se lance alors immédiatement dans une recherche sur Google et tombe sur cet avis de décès publié dans le Chicago Tribune le 23 avril 2009 , la veille même de sa recherche.


Vivian Maier

Vivian Maier, proud native of France and Chicago resident for the last 50 years died peacefully on Monday. Second mother to John, Lane and Matthew. A free and kindred spirit who magically touched the lives of all who knew her. Always ready to give her advice, opinion or a helping hand. Movie critic and photographer extraordinaire. A truly special person who will be sorely missed but whose long and wonderful life we all celebrate and will always remember. Memorial donations can be given to the Native American Heritage Association, P.O. Box 512, Rapid City, SD 57709.

Le mystère de son identité est difficile à percer : l'adresse des personnes ayant placé l'annonce n'existe pas, le numéro de téléphone ne répond pas. Qui était-elle donc ?

Après des mois de recherches, il entre enfin en contact avec ceux pour qui elle a été une "deuxième mère" selon les termes de  l'avis de décès. Il apprend alors que Vivian Maier, née en France, en 1926,  a migré aux États-Unis dans les années 30, à la fin desquelles elle a travaillé dans un atelier de confection, et qu'elle s'est ensuite installée à Chicago où elle a gagné sa vie comme gouvernante dans les années 50 et 60 et où elle vécu jusqu'à  sa mort, arpentant inlassablement ses rues, Rolleiflex à la main. Socialiste, féministe, critique de cinéma, elle avait des opinions très arrêtées, aimait garder ses distances et s'habillait souvent avec des habits d'homme.

 

Du reste, John Maloof ne nous dira rien car il compte publier un livre très bientôt.

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